Un calendrier vient de sortir, et il fait débat. Sur le modèle des Dieux du Stade, il présente des hommes et des femmes dans le plus simple appareil. Petite précision : ils sont en fauteuil roulant ou il leur manque un bras. Choquant ? C'est le but. L'auteur de cette série a voulu frapper fort pour rappeler nos obligations envers ceux qui n'ont pas ou plus la chance de pouvoir se déplacer ou agir à leur guise.

Dans cette optique, j'aimerais aussi apporter ma petite pierre à l'édifice en dénonçant un geste qui me scandalise à chaque fois : l'automobiliste qui se gare sur une place réservée aux handicapés. Pas le temps de trouver une place. Pas envie de tourner. Juste deux minutes. A la nuance près que les warnings ne font pas passer le temps plus vite. Il n'est pas rare de voir ces parasites squatter la place plus de 10 minutes, beaucoup plus parfois.

Bien sûr, les personnes à mobilité réduite qui circulent à voiture ne sont pas légion, mais il suffit d'un "mauvais" timing. Il serait bon de se rendre compte que l'handicapé n'a pas forcément que ça à foutre. Lui aussi peut avoir un rendez-vous. Lui aussi est peut-être pressé. Et il a besoin de place pour sortir aisément de son véhicule. 

S le calendrier risque de provoquer quelque émoi, je propose ici un autre type d'action, plus concret. Une personne, en fauteuil roulant, qui reste 10 minutes au milieu de la route, en warning. On verra la réaction. Alors peut-être les étourdis ou les "contrevenants de bonne foi" prendront-ils conscience que si ces places existent, ce n'est pas pour faciliter les livraisons ou pour permettre l'achat de journaux ou - pire - de tabac.

On peut toutefois se poser la question de l'opportunité de verbaliser ces personnes-là. Manifestement, ils souffrent aussi d'un handicap. Leur seul tord, c'est de ne pas avoir le macaron.